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L'Histoire de Villepreux

Moyen Âge

Si l’on y a trouvé un petit cimetière mérovingien à la fin du xixe siècle, Villepreux apparaît nommément en décembre 856 dans une charte de Charles II le Chauve, petit-fils de Charlemagne. On connaît son premier seigneur en 1065, et ce sont des moines venus en 1090 de l’abbaye de Marmoutier, à Tours, qui poursuivent le défrichement et le développement de ce village agricole. Villepreux a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans ; la ville est pillée à plusieurs reprises par les troupes des rois d’Angleterre, Édouard III puis Henri V, épaulées par celles du roi de Navarre, Charles le Mauvais. Quand Nicolas La Ballue rachète la seigneurie de Villepreux, vingt ans après la fin de cette interminable guerre, il n’y trouve plus qu’une centaine d’habitants. Il écrit : "La plupart des héritages sont demourés en ruynes et désolacion et n'y a aucuns propriétaires qui les tiennent et possèdent."

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Les armes des La Ballue dans l'église  Saint-Germain

Renaissance

Relevée de ses malheurs du Moyen Âge, Villepreux renaît. Et s’entoure d’un mur pour se protéger des brigands qui sévissent dans les campagnes. Arrivent alors deux familles italiennes venues de Florence et fort influentes à la cour royale. D’abord les Gondi, des politiques et des religieux, quatre d’entre eux sont successivement évêques de Paris. Suivent les Francini, des experts des eaux et jardins, qui magnifieront les châteaux royaux. Chaque famille construit d’ailleurs un château à Villepreux. Les Gondi amènent avec eux des figures exceptionnelles qui donnent l’éclat particulier de la charité et du souci des pauvres : saint Vincent de Paul, et avec lui, Mlle Legras, mieux connue comme sainte Louise de Marillac. D’autres figures, royales celles-ci, séjournent à Villepreux : Louis XI qui y signe une lettre au doge de Venise, Louis XII, François Ier, trois jours avant sa mort, ou Henri IV qui rejoint ses troupes à l’Hébergerie.

12 Chateau des Gondi 1641.jpg

Époque classique

Du fait de la proximité des châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye et Versailles, Villepreux attire de nouveaux habitants, que ce soit les puissantes familles italiennes, Gondi et Francini, qui construisent à leur tour des châteaux, que le personnel indispensable à la Cour : gardes, palefreniers, valets, jardiniers, lingères, etc., ainsi que de nombreuses nourrices. « Monsieur Vincent » y réside et y institue sa deuxième maison de la charité. Les auberges et hôtelleries sont florissantes. La ville reliée au château de Versailles par l’Allée royale se trouve en partie englobée dans l’enceinte du Grand Parc de chasse de Louis XIV. Et de ce fait, Villepreux se doit d’être un bourg propre et policé. Mais à la fin du xviiie s., les habitants souffrent des disettes multiples, et se plaignent dans le cahier de doléances du gibier surabondant qui dévaste les cultures.

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Le  château de Grand'Maisons 

Romantisme et modernisation

Au xixe siècle, Villepreux voit sa vie changer avec l’arrivée de personnalités, comme Bertin de Veaux, qui anime avec son frère le Journal des Débats, et réside au château de Grand'Maisons, comme le créateur de la Compagnie des Wagons-Lits, Nagelmackers qui acquiert l’ancien domaine des Gondi, ou encore comme le juge-philanthrope Bonjean qui crée des institutions sociales pour les orphelins. Une filature de cachemire, une usine à papier, une école mixte, une école d’horticulture, l’arrivée du chemin de fer et du téléphone introduisent la modernité dans le village qui demeure cependant fondamentalement rural.

Vue cavalière de la Haie Bergerie

Du village à la ville

La population de Villepreux, plus gros bourg de la région jusqu’à l’entre-deux-guerres, dépend alors de moins en moins de la seule agriculture. Nombre de Villepreusiens vont travailler dans les nouvelles industries de la région, l’automobile et l’aviation naissante. Après quatre années d’occupation allemande, tout change au lendemain de la Libération d’août 1944. Progressivement, le village se transforme en ville, sans pour autant se couvrir de tours et de longues barres d’immeubles comme dans tant d’autres villes de la périphérie parisienne. D’où sa réputation de « ville à la campagne », jalousement défendue par ses habitants qui en apprécient l’environnement agréable et la tranquillité. Des quelque 750 habitants du village de 1956, aux 12 000 d’aujourd’hui Villepreux a totally changé, même si elle conserve une agriculture très performante et continue d’attirer les jeunes familles.

Histoire de nos rues

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